Deux heures de sport en plus au collège : le dispositif ouvert à tous dès la rentrée
À la rentrée 2026, le dispositif deux heures de sport en plus au collège change d’échelle. Une instruction ministérielle datée du 23 juillet 2026, publiée au Bulletin officiel le 25 août, ouvre officiellement ce programme à l’ensemble des collèges publics volontaires, sans plus le réserver aux seuls établissements d’éducation prioritaire. Une évolution qui concerne potentiellement des centaines de milliers d’élèves peu habitués à une pratique sportive régulière.
Un dispositif né en 2023, désormais généralisé
Lancé en 2023 par le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, le programme proposait jusqu’ici deux heures d’activité physique supplémentaires par semaine, principalement dans les collèges classés en réseau d’éducation prioritaire (REP/REP+). L’instruction du 23 juillet 2026 change la donne : tout collège public volontaire, quel que soit son classement, peut désormais candidater pour le mettre en place dès cette rentrée. C’est le principal enseignement de ce texte, qui acte une généralisation progressive amorcée depuis plusieurs phases d’expérimentation.
Le calendrier de rentrée est d’ailleurs chargé côté activité physique : la campagne Septembre Bouge invite chaque élève à cumuler 30 minutes de mouvement par jour, tandis que la Journée nationale du sport scolaire est fixée cette année au mercredi 16 septembre 2026 dans les établissements de toute la France.
Comment fonctionnent les deux heures en plus
Concrètement, ces deux heures hebdomadaires se déroulent en dehors des cours obligatoires, dans le cadre de l’accueil élargi proposé par les collèges entre 8 heures et 18 heures. Selon les établissements, elles sont réparties sur toute l’année scolaire ou concentrées sur des cycles de six à huit semaines, à des créneaux définis localement. La participation des élèves reste volontaire, et l’accès est entièrement gratuit, le financement des interventions provenant des crédits du ministère des Sports.
L’esprit du dispositif tranche avec l’éducation physique et sportive classique : les séances misent sur une pratique ludique et inclusive, volontairement éloignée de la logique de compétition, afin de toucher en priorité les collégiens les moins actifs. Un objectif qui rejoint les constats du dernier baromètre national des pratiques sportives, qui pointait déjà une pratique en hausse chez les adultes mais des marges de progression importantes chez les plus jeunes.
Des partenariats entre collèges, clubs et collectivités
La mise en œuvre repose sur des conventions associant les collèges, des clubs sportifs partenaires, les délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) et les collectivités territoriales. Les intervenants extérieurs doivent justifier d’une carte professionnelle valide et satisfaire aux exigences d’honorabilité désormais systématiques dans l’encadrement sportif des mineurs. Cette architecture partenariale doit permettre d’ouvrir un éventail large d’activités, des sports collectifs classiques à des disciplines plus originales, selon les ressources locales disponibles.
Cette rentrée sportive s’inscrit aussi dans un contexte budgétaire tendu pour les familles, entre allocation de rentrée scolaire et hausse du coût des fournitures. La gratuité du dispositif « deux heures de sport en plus » constitue à ce titre un argument supplémentaire pour les établissements qui souhaitent y candidater, sans reste à charge pour les parents.
Un enjeu aussi matériel, sur le terrain
Reste que l’extension du dispositif suppose des infrastructures disponibles. Or plusieurs clubs amateurs ont dû, cet été, composer avec des terrains asséchés par la sécheresse à quelques jours de la reprise, un rappel que la généralisation d’une pratique sportive accrue dépend aussi de l’état des équipements municipaux et scolaires, pas seulement du cadre réglementaire.
Les académies et services départementaux à la jeunesse sont chargés de coordonner le déploiement dans les semaines qui viennent, à mesure que les collèges volontaires finalisent leurs candidatures pour intégrer le dispositif dès cette année scolaire.
Questions fréquentes
Le dispositif « deux heures de sport en plus » est-il obligatoire pour tous les collèges ?
Non. La participation reste basée sur le volontariat des établissements, qui doivent candidater pour le mettre en place ; ce n’est plus réservé aux seuls collèges d’éducation prioritaire depuis l’instruction du 23 juillet 2026.
Les deux heures supplémentaires sont-elles payantes pour les familles ?
Non, l’accès est gratuit. Le financement des interventions sportives est intégralement pris en charge par les crédits du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
Ces heures remplacent-elles les cours d’EPS habituels ?
Non, elles s’ajoutent aux enseignements obligatoires. Elles se déroulent hors temps de classe, dans le cadre de l’accueil élargi du collège, et reposent sur une participation volontaire des élèves.
Sources
- info.gouv.fr — Deux heures d’activité physique et sportive en plus par semaine au collège
- Décideurs du Sport — Deux heures de sport en plus au collège pour la rentrée 2026
- Éduscol — Journée nationale du sport scolaire
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
